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Clara Admin
Messages: 18 Date d'inscription: 17/10/2008
 | Sujet: DEROULEMENT CRISE 2008 Jeu 13 Nov - 17:46 | |
| Cette crise économique de 2008 ne vient pas de nul part. En effet, c'est l'éclatement de la bulle immobilière en 2007 qui a entrainé une crise banquaire, puis une crise financière, et enfin une crise économique. La bulle du marché immobilier aux EU dont les prix ont doublés entre 1997 à 2006 a été alimentée tout d’abord par l’éclatement de la « bulle Internet » en 2001, car les capitaux fuient le secteur des nouvelles technologies et cherchent un nouveau débouché qui offre la même rentabilité, ainsi ils précipite le gonflement de la bulle immobilière puisque la demande a fortement augmenté (la proportion de propriétaires américains a atteint 69% en 2004) en attirant une clientèle à risque, ce qui s’est traduit par une hausse des prix. En effet, Dans l’euphorie d’une hausse continuelle des prix immobilier et pour soutenir la croissance, les banques acceptent d’accorder des crédits aux salariés américains les plus modestes. Mais les seuls crédit disponibles pour ces personnes compte tenu de leur situation relativement difficile sont des crédits dit « à risque », puisqu’ils sont à taux variable, c’est à dire qu’ils sont le plus souvent indexés sur le taux directeur de la réserve Fédérale Américaine. Or En 3 ans, ce taux est passé de 2 % à 5,75 %, donc les emprunteurs utilisateurs de ces « subprimes » qui se sont lourdement endetté ne peuvent plus payer leurs échéances. Leurs logements ont alors été saisis, laissant entre 2004 et 2007 1,2 million de personnes dans la rue, puis vendus aux enchère, ce qui entraîne alors la baisse des prix de l’immobilier : on parle alors « d’éclatement » de la bulle. Les organismes de prêts hypothécaires furent les premiers touchés par l’augmentation rapide des non remboursements de ces prêts « subprimes ». Avec la baisse du marché immobilier, la valeur des habitations est devenue inférieure à celle du crédit qu’elles devaient garantir. L’afflue de mise en vente des biens saisis a même aggravé le déséquilibre du marché immobilier où les prix se sont effondrés. Cette crise immobilière et alors devenue banquaire. Elle a eu des effets directs, car les sociétés de crédits spécialisées à l’origine des subprimes ont fait faillite, ce qui a entraîné d’importantes pertes des grandes banques qui détenaient ces crédits ou qui travaillaient avec ces sociétés. Mais elle a également eu des effets indirects, car le marché des subprimes a été massivement financé par la titrisation, c’est à dire que les sociétés ont revendu leurs créances hypothécaires à risque (souvent goupées avec d'autres valeurs) sur des marchés spécialisés à différents investisseurs, ce qui leur ont permi de se refinancer et de réduire leurs risques (puisqu’ils furent reportés sur les investisseurs). On comprend alors la dimension de la diffusion du problème lorsque l'on sait que le detenteur final de la créance n'est pas celui qui l'a accordée, les banques ayant alors moins d'incitation à limiter la quantité des crédits à risque. De plus, puisque l'immobilier était en hausse, les investisseurs avaient exercé une forte demande de ce type de produits afin de développer les perfomances de leurs fonds d'investissement ou OPCVM. Mais avec la chute du marché immobilier ces fonds se sont trouvés en difficulté du fait de la chute de la valeur de leurs actifs. Or ces fonds d'investissement appartenaient ou étaient financés par les banques, qui ont donc repris par ce biais les risques qu'elles avaient dans un premier temps confiés aux marchés. La communauté financière s'est alors rendu compte, vers la fin juillet 2007, que l'ensemble du système bancaire supportait des risques de crédits, non seulement dans les fonds que les banques finançaient, mais aussi dans les fonds qu'elles géraient. Tout cela a fini par entrainer une véritable crise de confiance, car les banques ont vu se tarir leurs principales sources de refinancement: le marché interbancaire. La crise de liquidité bancaire a conduit les banques centrales, la Banque centrale européenne (BCE) et la Federal Reserve (Fed) en premier lieu, à procéder à de massives injections de liquidité sur le marché interbancaire afin de permettre aux établissements de refinancer leur activité et d'éviter le déclenchement d'une crise. La première intervention a eu lieu le 9 août 2007, lorsque la BCE a injecté 94,8 milliards d'euros dans le système financier européen pour accroître les liquidités qui manquaient au marché. Une panique bancaire a eu lieu en septembre 2007. En 3 jours, les clients de la banque ont retiré 12 % des montants déposés. La crise financière a entraîné particulièrement à partir de l'automne 2008 un bouleversement du paysage bancaire international particulièrement aux Etats-Unis, avec une rafale de faillites, nationalisations et rachats (par exemple une banque japonaise et une britanique rachète le 15 septembre les actifs de la banque américaine Lehman Brother qui s'était déclarée en faillite, l'état Américain sauve de la faillite le premier assureur américain AIG le 16 septembre 2008...). À partir du 19 septembre, le président américain George W. Bush exprime sa volonté d'élaborer un plan de sauvetage des banques pour éviter une aggravation de la crise au États Unis. Cependant, le 29 septembre, la Chambre des représentants américaine rejette l'adoption de ce plan, jugé trop cher. Wall Street dégringole : la crise devient alors boursière. Toutes les bourses mondiales chutent. Mais le 3 octobre le sénat américain adopte la version révisée du « plan Paulson » de sauvetage des banques, qui accordent 850 milliard de dollars pour stabiliser le marché financier. En Europe, Nicolas Sarkozy réunit à Paris le 4 octobre ses homologues britannique, allemand et italien pour un mini-sommet sur la crise, mais l'Allemagne s'oppose à un plan de sauvetage européen, tout comme le président de la BCE. Les plans sont alors prévus au niveau national. Le 6 octobre, le CAC 40 termine la séance sur la plus forte baisse depuis sa création : - 9,04%, Londres perd 7,85%, Milan dégringole de 8,24%. Ces fortes chutes continuent, la banque de New York perd 22,1% en une semaine, et tous les états appellent à un retour au calme sur les marchés. Mais l'effet boule de neige sur les marchés s'agrave, la menace étant à présent celle d'une recession généralisée, malgré l'aide des états et la vue d'un G20 pour mi-novembre. Cette profonde crise est donc loin d'être finie et aura de lourdes conséquences à l'échelle mondiale sur le long terme, ceci malgré les interventions des différents états pour tenter d'en apaiser les effets. Les ménages les plus pauvres et les PME seront les premiers à en subir les conséquences, car le taux de chomage risque de fortement augmenter ces prochains mois, et le pouvoir d'achat de fortement baisser. La croissance sera donc très certainement ralentie dans tous les pays, voir même en recession dans certain. Mais il y là plus qu'une crise conjoncturelle, car cette crise systémique montre que le système financier est défectueux et qu'il ne peut plus fonctionner de cette manière, il nécessitera donc de profondes réformes dans les années à venir. |
|  | | Clara Admin
Messages: 18 Date d'inscription: 17/10/2008
 | Sujet: Re: DEROULEMENT CRISE 2008 Jeu 27 Nov - 17:49 | |
| | Clara a écrit: | Cette crise économique de 2008 ne vient pas de nul part. En effet, c'est l'éclatement de la bulle immobilière en 2007 qui a entrainé une crise banquaire, puis une crise financière, et enfin une crise économique. La bulle du marché immobilier aux EU dont les prix ont doublés entre 1997 à 2006 a été alimentée tout d’abord par l’éclatement de la « bulle Internet » en 2001, car les capitaux fuient le secteur des nouvelles technologies et cherchent un nouveau débouché qui offre la même rentabilité, ainsi ils précipitent le gonflement de la bulle immobilière puisque la demande a fortement augmenté (la proportion de propriétaires américains a atteint 69% en 2004) en attirant une clientèle à risque, ce qui s’est traduit par une hausse des prix. En effet, Dans l’euphorie d’une hausse continuelle des prix immobilier et pour soutenir la croissance, les banques acceptent d’accorder des crédits aux salariés américains les plus modestes. Mais les seuls crédit disponibles pour ces personnes compte tenu de leur situation relativement difficile sont des crédits dit « à risque », puisqu’ils sont à taux variable, c’est à dire qu’ils sont le plus souvent indexés sur le taux directeur de la réserve Fédérale Américaine. Or En 3 ans, ce taux est passé de 2 % à 5,75 %, donc les emprunteurs utilisateurs de ces « subprimes » qui se sont lourdement endetté ne peuvent plus payer leurs échéances. Leurs logements ont alors été saisis, laissant entre 2004 et 2007 1,2 million de personnes dans la rue, puis vendus aux enchère, ce qui entraîne une baisse des prix de l’immobilier : on parle alors « d’éclatement » de la bulle.
Les organismes de prêts hypothécaires furent les premiers touchés par l’augmentation rapide des non remboursements de ces prêts « subprimes ». Avec la baisse du marché immobilier, la valeur des habitations est devenue inférieure à celle du crédit qu’elles devaient garantir. L’afflux de mise en vente des biens saisis a même aggravé le déséquilibre du marché immobilier où les prix se sont effondrés. Cette crise immobilière et alors devenue banquaire. Elle a eu des effets directs, car les sociétés de crédits spécialisées à l’origine des subprimes ont fait faillite, ce qui a entraîné d’importantes pertes des grandes banques qui détenaient ces crédits ou qui travaillaient avec ces sociétés. Mais elle a également eu des effets indirects, car le marché des subprimes a été massivement financé par la titrisation, c’est à dire que les sociétés ont revendu leurs créances hypothécaires à risque (souvent goupées avec d'autres valeurs) sur des marchés spécialisés à différents investisseurs, ce qui leur ont permi de se refinancer et de réduire leurs risques (puisqu’ils furent reportés sur les investisseurs). On comprend alors la dimension de la diffusion du problème lorsque l'on sait que le detenteur final de la créance n'est pas celui qui l'a accordée, les banques ayant alors moins d'incitation à limiter la quantité des crédits à risque. De plus, puisque l'immobilier était en hausse, les investisseurs avaient exercé une forte demande de ce type de produits afin de développer les perfomances de leurs fonds d'investissement ou OPCVM. Mais avec la chute du marché immobilier ces fonds se sont trouvés en difficulté du fait de la chute de la valeur de leurs actifs. Or ces fonds d'investissement appartenaient ou étaient financés par les banques, qui ont donc repris par ce biais les risques qu'elles avaient dans un premier temps confiés aux marchés. La communauté financière s'est alors rendu compte, vers la fin juillet 2007, que l'ensemble du système bancaire supportait des risques de crédits, non seulement dans les fonds que les banques finançaient, mais aussi dans les fonds qu'elles géraient. Tout cela a fini par entrainer une véritable crise de confiance, car les banques ont vu se tarir leurs principales sources de refinancement: le marché interbancaire. La crise de liquidité bancaire a conduit les banques centrales, la Banque centrale européenne (BCE) et la Federal Reserve (Fed) en premier lieu, à procéder à de massives injections de liquidité sur le marché interbancaire afin de permettre aux établissements de refinancer leur activité et d'éviter le déclenchement d'une crise. La première intervention a eu lieu le 9 août 2007, lorsque la BCE a injecté 94,8 milliards d'euros dans le système financier européen pour accroître les liquidités qui manquaient au marché. Une panique bancaire a eu lieu en septembre 2007. En 3 jours, les clients de la banque anglaise ont retiré 12 % des montants déposés. La crise financière a entraîné particulièrement à partir de l'automne 2008 un bouleversement du paysage bancaire international particulièrement aux Etats-Unis, avec une rafale de faillites, nationalisations et rachats (par exemple une banque japonaise et une britanique rachète le 15 septembre les actifs de la banque américaine Lehman Brother qui s'était déclarée en faillite, l'état Américain sauve de la faillite le premier assureur américain AIG le 16 septembre 2008...). À partir du 19 septembre, le président américain George W. Bush exprime sa volonté d'élaborer un plan de sauvetage des banques pour éviter une aggravation de la crise au États Unis. Cependant, le 29 septembre, la Chambre des représentants américaine rejette l'adoption de ce plan, jugé trop cher. Wall Street dégringole : la crise devient alors boursière. Toutes les bourses mondiales chutent. Mais le 3 octobre le sénat américain adopte la version révisée du « plan Paulson » de sauvetage des banques, qui accordent 850 milliard de dollars pour stabiliser le marché financier. En Europe, Nicolas Sarkozy réunit à Paris le 4 octobre ses homologues britannique, allemand et italien pour un mini-sommet sur la crise, mais l'Allemagne s'oppose à un plan de sauvetage européen, tout comme le président de la BCE. Les plans sont alors prévus au niveau national. Le 6 octobre, le CAC 40 termine la séance sur la plus forte baisse depuis sa création : - 9,04%, Londres perd 7,85%, Milan dégringole de 8,24%. Ces fortes chutes continuent, la banque de New York perd 22,1% en une semaine, et tous les états appellent à un retour au calme sur les marchés. Mais l'effet boule de neige sur les marchés s'agrave, la menace étant à présent celle d'une recession généralisée, malgré l'aide des états et la vue d'un G20 pour mi-novembre. Cette profonde crise est donc loin d'être finie et aura de lourdes conséquences à l'échelle mondiale sur le long terme, ceci malgré les interventions des différents états pour tenter d'en apaiser les effets. Les ménages les plus pauvres et les PME seront les premiers à en subir les conséquences, car le taux de chomage risque de fortement augmenter ces prochains mois, et le pouvoir d'achat de fortement baisser. La croissance sera donc très certainement ralentie dans tous les pays, voir même en recession dans certain. Mais il y là plus qu'une crise conjoncturelle, car cette crise systémique montre que le système financier est défectueux et qu'il ne peut plus fonctionner de cette manière, il nécessitera donc de profondes réformes dans les années à venir. |
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