CRISES ECONOMIQUES

TPE: Dans quelles mesures le traumatisme de la crise de 1929 apparait face à la situation actuelle?
 
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 Résumé de la crise de 1929

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Sabine Bec
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Messages: 68
Date d'inscription: 18/10/2008
Age: 17

MessageSujet: Résumé de la crise de 1929   Jeu 13 Nov - 17:33

Voila, fait un espece de mix de tout, avec tes mots, pour pas que les prof pensent qu'on a fait du copier coller!



Du 24 octobre 1929, le fameux « jeudi noir », au 24 octobre 2008, les places financières mondiales revivent le même cauchemar d’une crise contaminant progressivement l’ensemble de l’économie...



Le 24 octobre 1929 avait été marqué par la panique des investisseurs qui s’étaient précipités à la bourse. À la mi-journée, l’indice Dow Jones perdait déjà 22,6 %. La légende veut qu’en fin de matinée une dizaine de spéculateurs s’étaient déjà suicidés en sautant des gratte-ciel de Manhattan. Wall Street se redressera toutefois en clôture pour terminer sur une baisse de seulement 2,1 % grâce à l’intervention de plusieurs banques qui rachètent massivement des actions. Mais le répit ne sera que de courte durée et Wall Street s’effondre à nouveau les 28 et 29 octobre. Sur le mois, son recul atteint 30 % et en novembre la bourse américaine perd encore 50 %.

Le 24 octobre 2008, le krach qui frappe les places financières mondiales depuis la mi-septembre se déroule, quant à lui, dans le silence de salles de marchés informatisées et déjà traumatisées par plus d’un mois de crise boursière. Depuis début octobre, le recul du Dow Jones atteint plus de 20 % et il approche les 40 % depuis le début de l’année.

L’économie américaine ne sortira de la crise de 1929 que par une politique de dépenses publiques et d’intervention du gouvernement dans la vie économique avec le New Deal du président Franklin D. Roosevelt lancé en 1933.

79 ans plus tard, ce sont à nouveau les pouvoirs publics qui renflouent à coup de centaines de milliards d’euros les banques et systèmes financiers en pleine débandade.

Peu sont ceux qui ont vu dans la crise des crédits hypothécaires subprimes aux États-Unis le talon d’Achille d’un système financier étroitement dépendant de produits financiers de plus en plus complexes.

L’ex-président de la Banque centrale américaine lui-même, Alan Greenspan, encensé quelques années plus tôt pour sa politique monétaire très flexible et génératrice de croissance, n’hésite pas à parler de « tsunami » financier pour décrire la situation et s’avoue surpris par l’ampleur de la déroute…

Nicolas Sarkozy, président de la République et président en exercice de l’UE, réactualise ses références économiques et en appelle à Jaurès, Keynes, aux fonds souverains devant « la dictature des marchés »…

Pas question pour autant, à partir de ces déclarations, de se frotter les mains car aucun des grands pays de la communauté internationale n’envisage vraiment de prendre, ni même de proposer, les décisions qui s’imposeraient. Aucune proposition sur l’interdiction des paradis fiscaux (48 au total dans le monde selon l’ONU dont plusieurs au sein même de l’Europe et de la France...), aucune critique sérieuse des Chambres de compensation internationales (Euroclear ou Clearstream), des ventes à découvert, titrisations ou autres produits dérivés.

Plus grave encore, Nicolas Sarkozy et les autres dirigeants européens prennent les citoyens pour des imbéciles en expliquant que leur plan d’action ne coûtera rien aux contribuables.

L’essentiel est occulté, à savoir que ce sont les catégories les plus modestes et les peuples du Sud, déjà durement touchés, qui seront les premières victimes de la récession économique. Les dégâts risquent d’être considérables et, si les puissants de ce monde en portent la responsabilité, les mouvements politiques de gauche qui travaillent à la définition d’un autre modèle de développement sont interpellés.

Mais la social-démocratie européenne et le PS en particulier, ayant participé largement, au pouvoir, à cette dérive libérale, restent incapables de faire une analyse sérieuse. Bertrand Delanoë, possible candidat à la prochaine élection présidentielle s’est même proclamé « libéral-social » et Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI, vient de proposer aux dirigeants américains, britanniques et français, ravis, une théorie sur les « nationalisations provisoires » ! Quant à Pascal Lamy, autre membre éminent du PS et directeur de l’OMC, institution internationale qui ruine et affame les pays du Sud, on frémit quand on se souvient qu’il était l’un des premier-ministrables de Ségolène Royal...

Aujourd’hui, l’analyse que l’on peut faire du capitalisme, notamment dans sa phase néolibérale actuelle, prend souvent appui sur deux auteurs fondamentaux que sont Karl Marx et John Maynard Keynes, dont les écrits sont indispensables pour saisir la globalité de la crise financière et économique que nous vivons.

Si Marx nous aide à comprendre que la financiarisation a été rendue possible par une détérioration du partage de la valeur ajoutée (ce qui signifie exploitation accrue du travail), Keynes a montré que le marché ne pouvait pas s’autoréguler.

Un chercheur vient d’exhumer une correspondance que l’on croyait perdue entre Marx et Keynes. Imaginaire ? Sans doute, mais cet échange de lettres pour un anniversaire de crise est très instructif…




Cambridge, le 24 octobre 2008


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http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=46754
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